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Du Havre à Brighton, la distance est, sur une carte,  de 150 kilomètres. En fait on en a parcouru 160 en 4 heures et demi à une vitesse de croisière de 45 km/h soit 25 noeuds. En partant à l'aller comme au retour à 08 h (heure française) on est arrivé aux ports à 12 h 30. Un bel anticyclone s'était bien établi sur la Manche, le vent n'excédait pas 3 Beaufort, la mer était belle. En arrivant à Brighton il y avait une légère brume, en revenant au Havre, il y avait quelques rafales de vent.

A l'aller on a visité la ferme d'éoliennes à l'ouest de Brighton, au retour on a été voir le bateau phare Greenwich situé pile sur le méridien du même nom..

Se préparer

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Sur internet on ne trouve pas beaucoup  de conseils ou de renseignements quand on envisage de traverser la Manche, sans doute parce que cela ne pose pas de problèmes particuliers pour autant que l'on ait bien préparé la navigation.

Bien évidemment, avant d'envisager la traversée, on est titulaire du permis mer hauturier et du CRR (certificat restreint de radiotéléphoniste) puisqu'on est équipé d'une radio VHF ASN, ce qui n'est pas obligatoie mais seulement indispensable et on a demandé une licence radio à l'ANFR  pour bénéficier de l'ASN et utiliser le transpondeur AIS (voir plus bas).

L'armement de sécurité

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C'est plutôt simple, on regarde la liste du matériel que publient tous les catalogues et sites gouvernementaux et on va faire ses courses.

Le radeau de survie est assez cher, à partir de 950 euros, et il faut le faire réviser tous les 3 ans pour un prix d'environ 450 euros.
Aussi peut-on envisager d'en acheter un d'occasion sur Internet (Leboncoin par exemple) mais attention à la date de la prochaine révision.
Sinon, plusieurs magasins d'accastillage en bord de mer ainsi que des particuliers en louent pour environ 90 euros la semaine.
Si on s'est décidé pour un achat, bien étudier si l'on préfère en sac ( plus léger, moins volumineux mais pas facile à transporter) ou en conteneur (c'est bien s'il y a moyen d'intaller un support à demeure sur le bateau). On a acheté en sac, on a des regrets.

Il ne faut pas s'inquiéter pour la ligne de vie: on en achète une et on la tend entre un taquet avant et un arrière par exemple ou ailleurs, en faisant des noeuds ou en utilisant des manilles, c'est très simple (voir photo). La longe glissera dessus.
On précise que  les prises de courant sur les pontons sont les mêmes en France et au Royaume Uni, du moins à Brighton.

Radar ou AIS



Quand on voit d'énormes bateaux au lointain, difficile de savoir s'ils se présentent de face, de profil ou autrement et de déterminer où on va se croiser.
L'AIS donne la réponse à tout ça s'il est couplé avec le lecteur de cartes. Sur un rayon d'environ 20 kilomètres on voit tous les bateaux, leur route, leur vitesse, leur nom, leur destination etc... Et si on a un AIS émetteur-récepteur c'est à dire un transpondeur, on est vu par les énormes bateaux. C'est la sécurité, pour 1000 euros certes, et c'est indispensable. Si on s'équipe, bien évidemment s'assurer de la compatibilité AIS-GPS. L'électronique du bateau est entièrement de marque Garmin, donc il n"y a pas de problème, sauf que la cartographie est nulle.

Un radar rendrait peut être un service identique, mais comme le bateau n'en est pas équipé, on n'a pas d'avis à ce sujet.

Cartographie

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Si on ne l'a pas déjà fait, il faut aller sur Google Play télécharger sur son smartphone et/ou sa tablette le programme "Boating" qui offre en essai 15 jours la cartographie Navionics de l'Europe de l'Ouest. Pour s'en servir 1 an en bénéficiant de mises à jour, cela coûte 30 euros et on peut pour un seul abonnement s'en servir sur smartphone ET tablette. Au bout d'un an on se réabonne ou on continue d'utiliser la carte non mise à lour.  Sur tablette (inutile d'acheter la version HD) la facilité d'utilisation et les diverses possibilités sont stupéfiantes. Même si on a déjà un traceur sur le bateau, l'équipier sera heureux d'avoir la tablette et pourra bien aider le conducteur.

Douanes, immigration et autres

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N'ayant pas trouvé sur Internet ou ailleurs de renseignements  bien précis  au sujet des formalités d'entrée en Grande Bretagne, apès avoir fait le plein d'essence nous sommes allés à la capitainerie de la marina de Brighton payer notre nuit. Nous n'avons rencontré, ni recherché, aucun représantant d'une autorité quelconque.


Créez votre site web sans connaissances en HTMLDernière mise à jour : mardi 14 août 2018